Le dépistage organisé du cancer du sein en France

Le dépistage organisé du cancer du sein en France

Le cancer du sein est la forme la plus fréquente de cancer chez la gent féminine et touche une femme sur huit. Une prise en charge rapide permet heureusement d’en guérir dans la plupart des cas. Un traitement a toutefois plus de chance d’aboutir à une guérison si le cancer est dépisté de manière précoce, d’où l’importance du dépistage organisé du cancer du sein, mené à l’échelle nationale.

Le dépistage organisé du cancer du sein, c’est quoi ?

Le dépistage organisé du cancer du sein est un programme qui s’étend sur toute la France depuis 2004. Il a pour but de réduire le taux de mortalité lié à ce type de cancer, mais aussi de mieux informer les femmes concernées et leur permettre d’accéder à des soins de qualité. Bien que le cancer du sein peut survenir avant 35 ans, ce programme s’adresse aux femmes de 50 à 74 ans, la tranche d’âge à laquelle cette maladie a plus de risque de se développer.

Toutes les femmes de cette tranche d’âge ne sont pas éligibles. Le dépistage organisé du cancer du sein est dédié à celles qui ne présentent aucun symptôme et dont les risques de présenter un cancer du sein sont faibles. Celles qui ont un risque élevé de cancer du sein ne sont pas concernées. Elles bénéficient d’une surveillance spécifique. Les modalités sont à voir avec le gynécologue ou le médecin traitant.

Le déroulement du dépistage organisé

@Crédit

 

Si votre profil correspond aux critères d’éligibilité, un courrier d’invitation vous sera adressé tous les deux ans, à partir de 50 ans. Il contient également une liste de radiologues agréés auprès desquels vous pouvez passer votre dépistage organisé. Il se déroule en deux étapes :

– D’abord, vous devez réaliser une mammographie des deux seins. Cette radiographie est un moyen efficace pour déceler les cancers à un stade précoce, alors même qu’ils n’entraînent pas de symptômes et ne sont pas palpables.

– Le médecin radiologue procède par la suite à un examen clinique. Il s’agit ni plus ni moins que la palpation des seins. Il permet de détecter les manifestations qui n’ont pas été décelées par radiographie.

Au terme de ces deux examens, le médecin radiologue émet un premier diagnostic. Mais pour parer à une éventuelle erreur, un autre radiologue effectue une seconde lecture des résultats. Ce n’est qu’après cette vérification que les résultats définitifs vous seront remis, en moyenne une semaine après le diagnostic programmé. En cas d’anomalie, des examens complémentaires sont prescrits.

Diagnostic programmé du cancer de sein, l’envers du décor

Le dépistage peut présenter quelques inconvénients comme le surdiagnostic. Il est question de surdiagnostic lorsqu’une maladie est décelée et traitée, alors que même si elle n’avait pas été mise au jour, elle n’aurait pas affecté la santé de la patiente. Comme toute radiographie, la mammographie peut aussi être à l’origine d’un cancer radio-induit. Les bénéfices du dépistage bisannuel demeurent toutefois plus importants que les risques. Si la mammographie a permis une prise en charge rapide des cancers et de réduire le taux de mortalité de 20 %, le cancer radio-induit n’est détecté que chez 1 à 10 patientes parmi celles qui ont participé au programme parmi les 100 000 sur 10 ans. D’ailleurs, c’est justement pour réduire ce risque que le délai entre les deux dépistages est espacé de deux ans. Néanmoins, dans cet intervalle, un cancer peut survenir. L’on parle alors de cancer d’intervalle, mais c’est assez rare.

L’autopalpation des seins en complément du dépistage organisé

Il est conseillé de réaliser cet auto-examen, au moins une fois par mois, au début du cycle menstruel. Il consiste à détecter des anomalies pouvant indiquer un cancer. L’autopalpation des seins vise alors à déceler une grosseur sous l’aisselle ou sur le sein, une déformation du sein, de l’aréole et du mamelon, la présence d’écoulement, un changement de l’aspect de la peau ou une douleur. Cet examen ne remplace pas le dépistage du cancer du sein pour les plus de 50 ans ou même une consultation auprès d’une spécialiste de la santé. L’autopalpation du sein est simple. Si vous voulez palper le sein gauche :

– Levez le bras gauche et du bout des doigts de la main droite, effectuez de petits mouvements circulaires depuis l’aisselle vers le sein.

– Soyez attentive à la présence d’une grosseur ou d’une induration sous la peau.

– Pressez votre mamelon pour vous assurer qu’il n’y a aucun écoulement.

Procédez de la même manière avec l’autre sein. En cas de doute, rendez-vous chez un professionnel de la santé.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *