Dans quels domaines interviennent les psy ?

Les termes de psychiatre et de psychologue sont récents, ils remontent à la fin du XIXème siècle alors que l’être humain a toujours été la proie du mal de vivre et des problèmes familiaux douloureux. Bien avant Freud et ses théories, dans la médecine de l’antiquité, on parlait déjà de fatigue de vivre, mais aussi d’acédie, de nihilisme et de dépression. Il y avait également « le démon de midi » venu des moines du Proche-Orient qui décrivaient une sorte d’engourdissement et de dégoût de soi entre 11 heures et 14 heures dus d’après eux à un démon et contre qui on luttait par la prière et le travail. L’acédie est également un terme du Moyen-Age, désignant la possession par le diable. Depuis, les travaux des psys sont venus nous expliquer que la dépression et les angoisses étaient des maux humains universels. C’est pourquoi psychiatres, psychologues et autres psychothérapeutes sont maintenant partout dans notre vie. Depuis la maternité où ils soignent le baby-blues jusqu’aux services de gériatrie, en passant par l’école et la publicité. En effet, les psys analysent notre comportement jusque dans nos assiettes pour le compte des entreprises agroalimentaires.

A l’école, ils s’attachent au développement psychomoteur et stimulent le désir d’apprendre. Un peu plus tard, les psys sont souvent sollicités à la période de l’adolescence et de la puberté, un sujet délicat qui requiert parfois l’intervention d’un acteur extérieur. De même, lors des crises qui peuvent intervenir dans la vie adulte, on a souvent intérêt à faire appel à un thérapeute spécialisé dans les problèmes de couples, de deuil ou d’angoisses. Cependant, les psys ne sont pas des magiciens et ne peuvent pas faire de miracles si le patient ne fait pas d’efforts.

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L’introspection et la psychanalyse ont leurs limites, car ils enferment le patient dans ses difficultés et lui font revivre les douleurs anciennes. La tendance générale est donc plutôt aux thérapies comportementales qui dépassent la question « pourquoi en suis-je là » pour tenter de répondre à « que puis-je faire pour aller mieux ». Le débat n’est pas jeune, et chacun peut réagir selon sa nature, si bien qu’aucune règle ne peut s’appliquer dans le domaine de la psychologie. Toutefois, les psys doivent suggérer et guider leur patient vers la meilleure voie pour eux. Si le résultat n’est toujours pas sensible au bout de plusieurs consultations, on peut se demander si l’on doit changer de thérapeute ou arrêter de consulter. Dans ce cas, un entretien avec un autre psy peut être utile pour savoir où l’on en est et si on peut arrêter. Car peu à peu, le psy prend une place importante dans notre vie, il peut même parfois être le seul à écouter le patient. Des relations de transferts s’opèrent alors et le psy prend la place du conjoint ou de la famille, au risque de fausser la thérapie…

De plus, nous ne sommes pas égaux devant la dépression, certains la tiennent à distance alors que pour d’autres le chemin sera long et qu’ils devront être accompagnés tout au long par un professionnel qualifié.

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