Rivalité parents – grands-parents, comment éviter les écueils ?

Rivalité parents – grands-parents, comment éviter les écueils ?

A ce jour, il y a 13 millions de grands-parents en France, et ils ont en moyenne 4 petits-enfants par famille. Autres chiffres intéressants, l’âge moyen d’une grand-mère à la naissance de son premier petit-enfant est de 50,6 ans, et 82 % des personnes ayant des petits-enfants assurent leur garde occasionnelle. On le voit, les grands-parents sont de plus en plus jeunes et en bonne forme physique, et leurs enfants font très souvent appel à eux comme baby-sitters. Cependant, si l’on est bien content de les avoir pour garder les enfants, en revanche, les grands- parents agissent comme ils l’entendent même si l’éducation est différente avec les parents. Plus disponibles, plus attentifs et souvent plus aisés que les parents, les grands-parents ont le beau rôle. Les enfants savent très vite que leurs papys et mamies ne les grondent pas souvent, qu’ils leur donnent des cadeaux et que chez eux, on ne reste pas devant son assiette si l’on n’aime pas ce qu’il y a dedans…Dans ces conditions, les parents se retrouvent piégés, surtout qu’ils n’ont pas souvent connu le même laxisme étant enfant !

Pour éviter que les rapports ne deviennent mauvais, il faut redistribuer les rôles en rappelant que les grands-parents peuvent avoir envie de voir leurs petits-enfants et non pas besoin de les voir. Les parents doivent donner la direction générale et même choisir un éloignement temporaire si besoin et s’ils le peuvent. Sinon, c’est à eux d’exprimer leurs désirs et d’expliquer à leurs parents qu’ils leur compliquent la tâche vis-à-vis des chères têtes blondes et brunes.

La rivalité ne peut s’estomper totalement mais avec du recul et un peu d’humour, on peut faire passer le message en jouant sur l’intérêt de l’enfant avant tout. Si on tient ce cap, on peut expliquer que l’enfant a besoin de repères stables et qu’il n’est pas bon pour lui d’avoir trop de règles différentes selon la personne qui le garde. Dans tous les cas, les parents ne doivent jamais baisser les bras et remettre leur autorité en doute, même s’ils sont « coincés » entre leurs parents et leurs enfants. Une autre solution est d’expliquer aux petits que même si Papy et Mamie leur laissent faire plus de choses et leur donnent plus d’argent, ce n’est pas pour cela que les parents vont en faire autant, et qu’ils sont là pour rappeler les règles de la maison. De plus, les grands-parents ont d’autres rôles à jouer face aux petits-enfants, la transmission de la mémoire familiale, les vieilles photos et les récits sont des éléments qui permettent à l’enfant de se construire en trouvant sa place dans la galerie familiale.

Et même si les grands-parents en font un peu trop à leur tête, leur présence est bénéfique pour les enfants, car tous les spécialistes en psycho-pédiatrie s’accordent pour dire que la multiplication des figures d’autorité est bonne pour le développement psychique des plus jeunes. Car les enfants confrontés à plusieurs types de fonctionnement seront mieux armés pour s’adapter plus tard dans la société et seront plus ouverts aux autres.

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