Qu’est ce que l’art urbain

Qu'est ce que l'art urbain

De Basquiat à Banksy | Il était une fois le Street Art | ARTE Creative

Quelles sont les origines de l'art urbain en France ? Qu'y-a-t-il de commun entre les artistes français Blek Le Rat, VLP (Vive La Peinture), Miss.Tic, leurs ...

L’Art urbain ou Street art s’épanouit en France depuis (au moins) mai 19681 mais, le mouvement est « officialisé » au début des années 80, sous l’influence, entre autre, d’agnès b. et ponctuellement (expositions, soutient au tag), de Jack Lang. Récemment rebaptisé street art, l’art urbain est un mouvement artistique autonome voire parallèle au tag, et au graffiti. Ses initiateurs ont pour noms Zlotykamien, Daniel Buren, Ernest Pignon-Ernest, ses pionniers Blek le rat, Jérôme Mesnager, Miss.Tic. Au début des années 80, ce sont Jean Faucheur, les Frères Ripoulin, Les Musulmants fumants, les VLP, puis Miss.Tic, Nemo, et André. Avec l’arrivée d’Invader et de Zevs (les @nonymous) à la fin des années 1990 apparait l’appelation post-graffiti. L’art urbain doit se comprendre comme relation dialectique du street art et du land art (Pierre-Evariste Douaire), en particulier pour un artiste comme JR (artiste). L’arrivée d’artistes comme Shepard Fairey aux Etats-Unis, de Banksy en Angleterre, de Blu en Italie, de Akayism en Suède fait de l’art urbain un des premier mouvement artistique international.

Chronologie

1963, Premiers éphémères de Gérard Zlotykamien2

1981, premières interventions de Rafael Gray (parfois orthographié Raphael, mais il ne s’agit pas du hacker, bien sûr)3 et Richard Hambleton4

Fin 1981, première intervention de Blek5

1982 arrivée à Paris de Bando 6(source à croiser)

juin 1982, première intervention de Bau Geste.7

janvier 1983, premières « traces-empreintes » de Jérôme Mesnager 8

1983, Speedy Graphito / X Moulinex 9

septembre 1983, première intervention de Costa dans le métro10

mai 1984, Les Frères Ripoulin (dont les « futurs » Claude Closky et Pierre Huygues) collent leurs premières peintures sur papier11

mars 1985, première intervention de Miss.Tic12

1987: arrivée de Jonone à Paris

1988: campage Miss. Tic présidente

1989, André invente son Monsieur A.13

Durant la décennie des années 1990, le devant de la scène est principalement occupé par le graffiti hip hop.

1998: (première?) apparition de Space invader à la télévision lors d’un sujet, animé par Jean-Luc Delarue dans l’émission Demain (case horaire midi-13h30) en clair sur Canal+. En plateau, Miss.Tic.

1998-1999: Zevs et Invader travaillent en tandem (@nonymous) réalisant des vidéo-gag semblables à ceux de Thierry Guetta dans le film de Banksy (cris de terreur). Ils envahissent conjointement

mai 2000, premières interventions sur le M.U.R.

2000 (12 septembre-28 septembre): exposition collective, manifeste du renouveau de l’art urbain parisien à l’Espace Tiphaine-Bastille, 8 passage de la bonne graine (11eme) réunissant: Poch, Blek, Olivier Stak, HNT, André, Space Invader, Zevs, Sam Bern et RCF1.

1er trimestre 2001, publication (1500 exemplaires) de la plaquette Souvenirs de Paris réunissant: André, Blek, HNT, Sam Bern, Space Invader, Olivier Stack et Zevs.

22/02/2003 ouverte par  ? et ****** ***** , alias Space Invader de la galerie labase01 (1er arrondissement). mars 2003: (première?) exposition de Shepard Fairey à Paris, galerie Labase01 Malcolm McLaren est présent lors du vernissage. (autre exposition de labase01: Kami)

15/12/10 sortie en salle en France du film de Banksy « faites le mur  » qui parle des street artistes les plus connus dans le monde

Techniques

l’affiche, le sticker, le pochoir, la peinture, la mosaïque, les installations ou encore l’animation dans l’espace urbain.

Styles

Ces artistes ont en commun une activité (illégale ou non) d’interventions urbaines. La principale distinction avec le graffiti « traditionnel » (ou hip-hop, tel qu’il est né aux États-Unis) est que les artistes urbains n’ont pas systématiquement recours à la lettre (comme c’est le cas dans le writing américain) et à l’outil aérosol. Les buts sont variés : comme celui du graffiteur montrer un nom, ou dans le cas du street art une image : affiches peintes de Jean Faucheur, sérigraphies de Ernest Pignon-Ernest, pochoirs de Spliff Gâchette, de Pixal Parazit, d’Epsylon Point ou encore de Jef Aérosol, affiches, photocopies et autocollants de John Hamon ou photographies de Antonio Gallego. D’autres ont des intentions plus politiques comme les VLP (Vive La Peinture) qui collent Zuman Kojito dans les rues de Paris en lui faisant dire des fondamentaux du type : « J’existe », « Je résiste », « Je suis un morceau d’utopie »… La plupart veulent simplement que leur art soit vu du public, et pouvoir s’exprimer. D’autres, comme Cedric Bernadotte questionne l’espace public en proposant de se réapproprier un lieu avec du cellophane, des scotchs, des matériaux économiques et accessibles 14. Dans les mouvements récents on trouve le mélange du graffiti et de la vidéo. C’est le travail d’un artsite comme Blu qui fait de l’animation15 depuis la rue.

Disciplines

Toute technique consistant à intégrer une œuvre d’art de façon militante ou purement désintéressée dans l’espace urbain est qualifiable de street art. Les principales disciplines sont les suivantes :

  • l’affiche ;
  • le sticker ;
  • le pochoir ;
  • la peinture (aérosol ou au pinceau/rouleau) ;
  • la mosaïqueNB 1 ;
  • l’installation ;
  • l’animation, qui consiste en un travail de montage vidéo à partir d’images prises dans la rue ;
  • le Tape Art qui consiste à créer des œuvres à l’aide de ruban adhésif uniquement.

Il est possible de conjuguer les différentes techniques. Le pochoir nécessite en particulier l’utilisation de peinture, le plus souvent aérosol ; l’affiche peut être le support de pochoirsNB 2, etc.

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